Bearing The Torch

Découvrez comment l'Hôpital Américain de Paris a créé et coordonné l'Ambulance Américaine.

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1939-1945

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Un engagement de la première heure

Dès sa création, l’Hôpital Américain de Paris a joué un rôle unique, parfois méconnu, dans les relations franco-américaines.

La Première Guerre Mondiale ne fait pas exception.

Le 3 août 1914, immédiatement après l’entrée en guerre de la France, le Conseil des Gouverneurs de l’Hôpital Américain de Paris propose les services de l’Hôpital à l’Etat français, et accepte la demande d’ouvrir, dans les locaux du futur Lycée Pasteur, un très grand hôpital militaire à la pointe du progrès :

« L’Ambulance de l’Hôpital Américain de Paris, Section des Blessés ».

Jusqu’au 6 avril 1917 et l’entrée en guerre des Etats-Unis, l’Ambulance Américaine, ‘The American Ambulance Hospital’, sera ainsi l’épicentre de l’engagement de milliers de volontaires. Elle sera entièrement financée par la générosité américaine.

En trois ans, les équipes de médecins, d’infirmières et d’ambulanciers de l’Hôpital Américain de Paris vont opérer, soigner et transporter des centaines de milliers de blessés.

Bearing The Torch

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Les volontaires américains pendant la Première Guerre mondiale

1914 : l’ambulance américaine de Neuilly

De 1914 à 1917, avant l’entrée des États-Unis dans la Première Guerre mondiale, des milliers d’Américains vinrent en France afin de servir une cause : l’être humain. Beaucoup d’entre eux occupèrent des postes de médecins, d’infirmières, d’ambulanciers et de travailleurs sociaux. D’autres encore rejoignirent les rangs de la Légion étrangère française pour participer au combat, ou prirent part aux vols de l’Escadrille La Fayette. Ils se battirent pour la France, alors que celle-ci se trouvait dans une situation de nécessité ; ils fournirent des vêtements, des médicaments, des ambulances et des avions, mais plus que tout, ils tendirent une main secourable. Leur travail engendra une multitude de conséquences, parmi lesquelles une évolution de l’opinion américaine, en éloignant celle-ci de la neutralité, et les prémices d’un héritage durable : celui de la générosité américaine à l’étranger. 

John McCrae
In Flanders Fields – Au champ d’honneur
"À vous jeunes désabusés
À vous de porter l’oriflamme"

La colonie américaine

La colonie américaine de Paris – dont on estime qu’elle était composée de 30 000 à 100 000 expatriés et résidents saisonniers – fut épaulée par diverses institutions, telles que la banque JP Morgan, la Chambre de commerce américaine, l’American Club et la Holy Trinity Church. L’Hôpital Américain de Paris, à Neuilly-sur-Seine, fut notamment créé en 1906. Avant son ouverture, les Américains qui tombaient malades étaient abandonnés à leur sort, souvent seuls dans des hôtels. L’hôpital allait devenir l’épicentre des efforts bénévoles américains pendant la guerre. 

Dès que la guerre éclata en août 1914, Myron T. Herrick proposa aux autorités françaises d’utiliser l’Hôpital Américain pour soigner tous les blessés. Le général Février proposa alors au conseil de l’hôpital de mettre à leur disposition les grands bâtiments du lycée Pasteur, situés à proximité, et d’en faire un hôpital militaire, appelé également "ambulance". D’après Herrick, la somme nécessaire à la mise en place et au fonctionnement de l’hôpital s’élèverait à 400 000 $. Immédiatement, un comité de femmes se mobilisa pour récolter des fonds. 

Library of Congress

Myron T. Herrick

Le général Pershing déclara par la suite : "M. Herrick fut notre premier volontaire"

Lorsque Herrick revint aux États-Unis en novembre 1914, ses amis de l’hôpital écrivirent : "Vous avez mis entre nos mains l’opportunité de servir véritablement l’humanité, et la conscience que nous avons de rendre service est le plus beau cadeau que la vie nous ait jamais donné. Du plus profond de nos cœurs, nous vous remercions pour tout ce que vous avez fait."

Robert Bacon et son épouse Martha jouèrent également un rôle primordial dans la mise en place et la collecte de fonds pour l’hôpital. Bacon, ancien ambassadeur des États-Unis en France, déclara dans un télégramme adressé à un ami en août 1914 : "La France se bat ? J’accours !". Il fut ensuite connu comme le "parrain" du corps de l’ambulance pour son travail de coordination. 

Périple nocturne à Meaux

Après le début de la première bataille de la Marne au début du mois de septembre 1914, un officier français appela l’Ambassadeur Herrick et l’informa qu’il y avait environ 1 000 soldats blessés étendus au sol à 50 kilomètres à l’est de Meaux, sans aucune possibilité de transport jusqu’à l’hôpital. Herrick appela toutes les personnes de sa connaissances propriétaires d’une voiture, et celles-ci se hâtèrent de porter secours, transportant 34 soldats blessés au premier passage, et retournant sur les lieux pour en transporter d’autres. Ce convoi improvisé, né de l’urgence de la situation, fut la genèse du "corps ambulancier motorisé" de l’Hôpital Américain.

"Nos âmes étaient tourmentées par des récits et des visions d’horreur impossibles à oublier – des centaines d’hommes abandonnés pendant des jours sans nourriture et sans eau, dans des églises ou des écoles à moitié en ruines, ou encore étendus sur de la paille dans des voitures de train abandonnées, qui ne pouvaient être déplacées car les voies ferrées étaient utilisées par les trains de transport de troupes et de munitions."

 Dr Edmund Gros, l’un des fondateurs de l’Hôpital Américain de Paris et organisateur du premier corps de l’ambulance, sur la mission de Meaux

L'American Ambulance Field Service, qui deviendra par la suite l'American Field Service, toujours énergiquement actif aujourd’hui, a transporté à l’hôpital environ 400 000 soldats blessés pendant la guerre. Plus de 2 500 chauffeurs volontaires ont fait le déplacement depuis 48 universités américaines, à la tête desquelles celles de Harvard et de Yale, pour proposer leur aide. C’était terriblement dangereux – 151 chauffeurs furent tués – mais terriblement nécessaire. Dans ses écrits, le Dr Cushing parle d’un officier britannique qu’il soigna et qui avait été laissé sur le bord d’une voie ferrée avec 500 autres hommes, sans nourriture, sans eau ni couverture, pendant plus d’une semaine. 

"Nous avons transporté des blessés, nous avons transporté ceux devenus fous, victimes de l’obusite, nous avons transporté les mourants, et même les morts. Parmi les milliers de blessés transportés dans nos voitures se trouvaient quelques Allemands, et ils ont reçu de notre part et dans les postes de secours et hôpitaux de campagne français les mêmes soins que les autres."

W.P. Clyde Jr., ambulancier

Les médecins

L’équipe médicale de l’Hôpital Américain de Paris, composée des Drs A.J. Magnin, Edmund Gros et C.W. DuBouchet, commença à travailler au nouvel American Ambulance Hospital, et fut rapidement rejointe par des volontaires, tels que le Dr Joseph Blake, médecin renommé du New York Presbyterian Hospital, qui se trouvait à Paris lorsque la guerre éclata. D’autres médecins arrivèrent des États-Unis en novembre 1914. 

  • Lakeside Unit/Western Reserve University, janvier – mars 1915
  • Harvard University Medical Center, avril – juin 1915
  • University of Pennsylvania Medical Center, juillet 1915 – juin 1917

En janvier 1915, les facultés de médecine américaines commencèrent une série de rotations au  American Ambulance Hospital. La Lakeside Hospital Unit de la Western Reserve University de l’Ohio, dirigée par le Dr George Crile, fut la première. Crile et sa chef anesthésiste Agatha Hodgins avaient mis au point une formule de protoxyde d’azote qui faisait dormir le patient, sans le placer en état de choc. Des médecins venaient des quatre coins de l’Europe pour assister à une démonstration de son utilisation en chirurgie sur des soldats blessés. 

Le Dr. Harvey Cushing, de Harvard, remarqua que tous les membres de l’équipe faisaient progresser leurs connaissances et leurs techniques médicales en travaillant sur les blessés de guerre. Connu comme étant le "père de la neurochirurgie", Cushing s’est plu à expérimenter un aimant géant conçu pour retirer les éclats d’obus des tissus, y compris du cerveau. Il a également travaillé à la réparation des lésions nerveuses causées par les armes de guerre. 

Ainsi écrivit-il : "En ce lieu, indubitablement le meilleur des quatre ou cinq hôpitaux auxiliaires de Paris, existe une concentration exceptionnelle de talents [….] qui travaillent avec un dévouement total – il est fort louable que l’enthousiasme et le dynamise américains aient permis cette réussite".   

Rétrospective

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Ouverture de la soirée par Monsieur Marshal I. Wais, Président du Conseil des Gouverneurs de l'Hôpital Américain de Paris :

Allocution du Professeur Robert Sigal, Directeur Général / CEO de l'Hôpital Américain de Paris

Intervention de Madame Uzra Zeya, Chargée d’Affaires à l'Ambassade des Etats-Unis

Intervention de Monsieur Jean-Christophe Fromantin, Député-Maire de Neuilly-sur-Seine

Conférence de Monsieur John Crawford, Vice-président du Conseil des Gouverneurs de l'Hôpital Américain de Paris :

"L'Histoire de l'Hôpital Américain pendant la Première Guerre mondiale"

Film documentaire

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Où et quand voir notre exposition itinérante ?

  • 6 mars 2017 : Cercle France-Amériques
  • 3-4 avril 2017 : Musée de la Grande Guerre
  • 6 avril 2017 : Résidence de l’Ambassadeur des Etats-Unis en France *
  • 25 mai - 4 juin 2017 : American University of Paris
  • 2-11 juin 2017 : The American Cathedral in Paris
  • 22 juin 2017 : Cercle de l’Union Interalliée *
  • 23 juin - 1er juillet 2017 : Queen Mary II *
  • 16-17 septembre 2017 : Journées Européennes du Patrimoine - Château de Vincennes
  • 23-25 novembre 2017 : La Sorbonne (colloque des Cincinnatti) *


* sur invitation ou inscription préalable

 

Livre

 

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PDF : L’intégralité de l’histoire de l’Hôpital Américain de Paris pendant les deux guerres 
mondiales


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Hôpital Américain de Paris - 63, Bd Victor Hugo 92200 Neuilly-sur-Seine - France - Tél : +33 (0)1 46 41 25 25

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American Hospital Of Paris