Capsulite rétractile (épaule gelée)

La capsulite rétractile (plus connue sous le nom épaule gelée) est une pathologie touchant aussi bien les hommes que les femmes. Elle est assez fréquente puisqu’on considère qu’elle peut toucher jusqu’à 10% de la population.

La capsulite rétractile, qu'est-ce que c'est ?

Que faut-il savoir sur la capsulite rétractile ?

La capsulite peut se développer sans cause connue, ou faire suite à un évènement déclencheur douloureux.

Elle est liée à une rétraction de la capsule qui entoure l’articulation de l’épaule. Localement on constate souvent une hypervascularisation (on parle de néovascularisation) qui entraîne une inflammation, à l’origine du mécanisme de rétraction.

Cette rétraction provoque généralement un enraidissement de l’épaule et une perte d’amplitude très gênante dans les activités quotidiennes.

Quels sont les signes cliniques évocateurs ?

La capsulite rétractile n’est pas une maladie grave. Néanmoins, elle peut entrainer un certain nombre de symptômes très gênants pouvant amener une altération de la qualité de vie. Le tableau clinique typique évolue en deux phases : 

Tout d’abord une phase douloureuse, parfois dite « chaude » pendant laquelle la douleur est au premier plan. Le patient se plaint essentiellement d’une douleur, pouvant irradier dans le bras. A ce moment précis, la distinction avec les autres pathologies de l’épaule (arthrose, tendinite) est souvent difficile.

La réduction de la mobilité survient souvent dans un second temps (parfois dénommée « phase froide »). Les patients décrivent alors des gênes dans les activités de la vie quotidienne, comme pour l’habillage par exemple. A l’examen clinique, le médecin constate alors une perte de l’amplitude dans les différentes directions.

 

Quels sont les facteurs de risques de développer une capsulite rétractile ?
 

Dans certains cas, l’interrogatoire retrouve un facteur déclenchant, comme une chirurgie récente, un traumatisme, ou une tendinite, mais la capsulite peut également survenir de façon spontanée. Certaines maladies (diabète, dysthyroïdie) ou médicaments (antirétroviraux, iode…) peuvent également favoriser sa survenue

Comment est réalisé le diagnostic d’une capsulite rétractile ?

Le diagnostic peut être évoqué dès l’interrogatoire, devant un tableau évocateur et l’examen clinique retrouve généralement une perte de la mobilité de l’épaule.

L’IRM est un des examens clé pour le diagnostic de capsulite. Elle permet de confirmer le diagnostic de capsulite, et d’éliminer certains diagnostics différentiels, comme la rupture de la coiffe des rotateurs.

Quels sont les différents traitements mis en place au sein de l’Hôpital Américain de Paris pour traiter les capsulites rétractiles ?

Le traitement de première intention repose généralement sur des topiques locaux (crèmes en application locale), et des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Un travail de kinésithérapie pour permettre le maintien des amplitudes articulaires est également préconisé.

En cas d’échec, différents traitements peuvent être envisagés, incluant le traitement par embolisation, et pouvant aller jusqu’à un traitement chirurgical.

L’embolisation de l’épaule gelée est un traitement de radiologie interventionnelle réservé aux capsulite rétractile en échec de traitement médical. L’intervention consiste à insérer par une artère du poignet un cathéter, puis à naviguer dans les vaisseaux jusqu’aux artères irrigant l’épaule. Lorsque le radiologue constate à l’artériographie la présence d’une hypervascularisation (augmentation du nombre et du calibre des vaisseaux irrigant l’articulation), il injecte un produit afin de boucher ces artères, raison pour laquelle on parle d’embolisation. L’apport sanguin de l’épaule va être grandement diminué, ce qui va diminuer l’inflammation, et permettre la disparition des symptômes. Il s’agit d’une intervention endovasculaire, c’est-à-dire qu’elle se déroule entièrement via les vaisseaux, sans geste ou incision au niveau local.

L’embolisation est une intervention pratiquée sous anesthésie locale, sur une courte hospitalisation ambulatoire (une demi-journée). Le patient peut regagner son domicile seulement 2 heures après la fin de l’intervention. Il aura pour seule séquelle une petite cicatrice millimétrique sur le point de ponction dans le bras.

L’Hôpital Américain de Paris propose cette technique à ses patients depuis plusieurs années, et tous les radiologues interventionnels de notre équipe sont formés spécifiquement à cette intervention. Par ailleurs l’Hôpital Américain de Paris dispose de spécialistes (notamment rhumatologues et orthopédistes) permettant une discussion multidisciplinaire autour de chaque dossier, pour s’assurer de la prise en charge la plus adaptée.

American Hospital of Paris
2022-06-21T12:38:45