Angiomyolipome

L'angiomyolipome est une tumeur bénigne fréquente mais qui peut susciter des inquiétudes.

L'angiomyolipome : qu’est-ce que c’est ?

Que faut-il savoir sur l’angiomyolipome ?

L'angiomyolipome, une tumeur bénigne (hamartome) représentant 1 à 3% des tumeurs solides du rein, est constitué de vaisseaux sanguins, de cellules musculaires et de cellules graisseuses. Il en existe 2 types

  • Sporadique : la plus fréquente. Cette forme apparaît de manière aléatoire, sans lien avec des facteurs génétiques spécifiques. Le plus souvent elle est unique
  • Héréditaire : certaines personnes héritent d'une prédisposition génétique à développer des angiomyolipomes, associée à des conditions héréditaires comme la sclérose tubéreuse de Bourneville ou le syndrome de Cowden. Ces tumeurs peuvent être multiples et toucher les 2 reins, nécessitant une prise en charge plus complexe.

Les angiomyolipomes sont non-cancéreux. Néanmoins, il arrive qu’ils causent des complications, lorsque leur taille augmente ou en cas de saignements internes. Une évaluation précise et un suivi médical adapté sont essentiels pour gérer cette condition.

Quels sont les symptômes de l’angiomyolipome ?

L’angiomyolipome est souvent silencieux, sans symptômes apparents. Il peut être découvert par hasard, lors d'examens médicaux réalisés pour un autre motif. Cependant, lorsque ces tumeurs deviennent volumineuses, elles peuvent comprimer les organes avoisinants et causer des douleurs abdominales et/ou dorsales chroniques. On remarque également une masse palpable au niveau de l’abdomen.

Il existe aussi un risque d’hémorragie spontanée. Une complication très rare, mais nécessitant d’intervenir en urgence. Ces symptômes doivent vous alerter :

  • Douleur abdominale aiguë ;
  • Hématurie (présence de sang dans l'urine) ;
  • Hypertension artérielle.

Quels sont les facteurs de risque et causes de l’angiomyolipome ?

Dans la majorité des cas, il n’existe pas de facteurs de risques. L’origine exacte des angiomyolipomes n'est pas toujours entièrement comprise. Divers facteurs et conditions sont associés à leur apparition. Parmi les facteurs de risque et causes possibles, on peut citer :

  • La sclérose tubéreuse de Bourneville (STB) : une maladie génétique rare qui favorise la formation d'angiomyolipomes. Les patients atteints de STB présentent fréquemment de multiples angiomyolipomes qui affectent les 2 reins ;
  • Syndromes génétiques associés : l'angiomyolipome peut être lié à d'autres maladies génétiques, comme le syndrome de Cowden ;
  • Sexe féminin : les statistiques montrent que les femmes sont plus susceptibles de développer des angiomyolipomes que les hommes. Cette prévalence accrue chez les femmes suggère une possible influence hormonale sur la croissance de ces tumeurs.

A noter que même si une personne présente ces facteurs de risque, cela ne signifie pas forcément qu'un angiomyolipome se développera. Chaque cas est unique, et une évaluation individuelle est nécessaire pour surveiller et évaluer la situation en cas de besoin.

Comment est réalisé le diagnostic de l’angiomyolipome au sein de l’Hôpital Américain de Paris ?

Le diagnostic de l'angiomyolipome repose sur les examens d’imagerie, permettant de visualiser et localiser précisément la tumeur :

  • L'échographie abdominale : pour identifier la présence et la taille des tumeurs ;
  • L'imagerie par résonance magnétique (IRM) : pour obtenir des images détaillées de la tumeur et évaluer sa composition tissulaire ;
  • La tomodensitométrie (scanner) : pour fournir des informations précises sur la taille et la structure de l'angiomyolipome.

Si des incertitudes persistent quant à la nature de la tumeur, nous réalisons une exploration chirurgicale accompagnée d'une biopsie afin de confirmer son caractère bénin ou malin et vous proposer une prise en charge adaptée.

Quels sont les différents traitements mis en place au sein de l’Hôpital Américain de Paris pour traiter l’angiomyolipome ?

Les options de traitement pour l'angiomyolipome dépendent de facteurs tels que la taille de la tumeur, les symptômes et les complications potentielles. Les approches diffèrent selon que la tumeur saigne, grossisse ou s’étende à un organe voisin. 

Si la tumeur mesure moins de 4 cm de diamètre et ne cause pas de symptômes, nous recommandons une surveillance régulière par imagerie afin de vérifier son évolution.

Au-delà de 4 cm, les différents traitements de l’angiomyolipome peuvent inclure ;

  • L'embolisation : cette procédure mini-invasive consiste à bloquer les vaisseaux sanguins alimentant la tumeur. Cela diminue son volume ainsi que le risque de saignement et conduit à sa disparition ;
  • La cryothérapie : cette technique mini-invasive consiste à appliquer un froid intense pour éliminer l’angiomyolipome ;
  • La chirurgie d’exérèse (tumorectomie, néphrectomie partielle ou totale) : cette intervention chirurgicale consiste à retirer la tumeur, une partie du rein, voire parfois le rein entier.

L’approche dépend ainsi de votre situation spécifique. Notre équipe médicale adopte une approche personnalisée, travaillant de manière collaborative pour mettre en place le meilleur traitement possible selon votre situation. Notre objectif est d’améliorer votre qualité de vie. En cas de préoccupations ou symptômes, n'hésitez pas à nous contacter pour une évaluation médicale approfondie.

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American Hospital of Paris
2023-11-23T14:47:55