Traitement de la DMLA

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Une étude américaine conforte les modalités de prise en charge de la Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age telle qu’elle est pratiquée depuis novembre 2005 à l’Hôpital Américain de Paris.

 

Les résultats d’une étude comparant les traitements de la Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age (DMLA) sont parus début mai dans le New England Journal of Medicine, la revue mondiale de référence.

La DMLA, dans sa forme dite « humide », provoque une baisse de vision souvent rapide et, jusqu'à récemment,  irréversible. Elle est  due au développement sous la rétine de vaisseaux anormaux qui la détériorent.

Or, dès novembre 2005, l’Hôpital Américain de Paris mettait en place le traitement par injections intravitréennes d’Avastin®. L’usage recommandé de ce  médicament dans certains cancers a pu être étendu à l’œil dans le cadre appelé « off label » : c’est l’utilisation d’un médicament pour une autre maladie que celle pour laquelle il a été mis sur le marché, à condition qu’il y ait suffisamment d’arguments scientifiques pour le faire. Ce traitement avait été initialisé aux USA, au Bascom Palmer Eye Institute de Miami, quelques mois auparavant.

En Juillet 2007, un médicament dérivé de l’Avastin®, le Lucentis®, spécialement conditionné pour l’usage oculaire, mais beaucoup plus coûteux, obtenait l’autorisation de mise sur le marché  en France.

L’étude américaine qui a comparé les résultats à un an de recul du traitement par les deux médicaments, montre qu’il n’y a pas de différence d’efficacité, confortant l’initiative prise par l’Hôpital Américain de Paris dès novembre 2005.

Mais aussi, cette étude valide le bien fondé du protocole d’administration que l’Hôpital Américain de Paris a mis en place pour l’Avastin® et qu’il a maintenu pour le Lucentis®, avec une étroite collaboration entre l’Unité d’Ophtalmologie et les Unités de Cardiologie et d’Oncologie, sous l’autorité de la Direction des Affaires Médicales. Tout d’abord, nos patients n’ont jamais reçu d’injection de manière systématique, ni lors de l’initialisation du traitement, ni lors du suivi. Ils ont été retraités uniquement lorsque le contrôle, d’abord mensuel puis adapté au rythme particulier de récidive de chacun, et fondé sur la confrontation des symptômes et des examens complémentaires (OCT et angiographie), en indiquait la nécessité. Avec un recul de plus de 5 ans maintenant, la majorité de nos patients n’a ainsi eu qu’entre 3 et 4 injections par an, avec des extrêmes allant de 1 à 8 par an. Or, les patients de l’étude américaine traités selon ce protocole flexible ont les mêmes résultats que ceux traités de manière répétitive systématique mensuelle.

 

De plus, l’étude a recensé les accidents cardiovasculaires potentiellement graves possiblement liés à ces traitements. Elle confirme qu’ils sont rares et sans différence significative entre les deux traitements, mais qu’il était pertinent de les avoir à l’esprit et de les prévenir. Et notre protocole, à cet effet,  a comporté, dès le départ, la recherche par l’examen des vaisseaux de la rétine des facteurs de risque cardiovasculaire associés : nous avons ainsi dépisté une hypertension artérielle  méconnue ou insuffisamment traitée chez 50 % de nos  patients. L’étude réalisée sous l’égide du National Institute of Health met donc ainsi en évidence la pertinence d’une prise en charge à la fois innovante et personnalisée d’une maladie polyfactorielle complexe, selon la vocation de l'Hôpital Américain de Paris.Dr Claude Boscher - Service d’Ophtalmologie de l’Hôpital Américain de Paris  


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