Mal de dos, comment faire face ?

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La lombalgie est la 1ère raison de consultation chez un médecin dans les pays industrialisés. Aux USA, 8 personnes sur 10 souffrent ou souffriront de mal de dos au cours de leur vie. En France, la lombalgie est la première cause d'invalidité avant l'âge de 45 ans.

 

Quels sont les principaux chiffres ?
 


Qu’est-ce qu’une lombalgie ?
 


Quelles sont les différentes lombalgies ?


Quelles sont les principaux facteurs de risque ?


Comment reconnaitre une lombalgie associée à des troubles neurologiques ?


Comment reconnaitre une lombalgie associée à une maladie générale ?


Quels sont les points de vigilance ?
 


Quels sont les examens à réaliser devant une douleur lombaire ?


Quels sont les examens complémentaires ?


Quels sont les avantages et les inconvénients des examens complémentaires ?


Quels sont les traitements de la lombalgie ?


En quoi consiste le traitement médicamenteux ?


La kinésithérapie est-elle  adaptée ?
 


En quoi consiste l’ostéopathie ?


Le traitement chirurgical est-il adapté ?


Quel est le traitement en cas de douleurs chroniques ?


Les facteurs psycho-sociaux jouent-il un rôle dans la survenue des lombalgies ?


Comment prévenir le mal de dos ?


Comment adopter une bonne posture ?





Mal de dos, comment faire face ?

Quels sont les principaux chiffres ?

La lombalgie est la 1ère raison de consultation chez un médecin dans les pays industrialisés.

Aux USA, 8 personnes sur 10 souffrent ou souffriront de mal de dos au cours de leur vie.

En France, la lombalgie est la première cause d'invalidité avant l'âge de 45 ans.

Qu’est-ce qu’une lombalgie ?

Rappel anatomique de la colonne lombaire :

  • 5 vertèbres : petits os cylindriques superposés et vides en leur centre 
  • Un disque intervertébral, situé entre chaque vertèbre, il permet la mobilité et l’amortissement des chocs.
  • L’ensemble est entouré de muscles, de tendons et de ligaments.

La lombalgie est un terme médical qui désigne les douleurs au bas du dos, dans la région des vertèbres lombaires. C’est la forme de mal de dos la plus fréquente, le plus souvent sans gravité.

Quelles sont les différentes lombalgies ?

  • Douleur aiguë : douleur au dos intense qui dure  moins de 4 semaines
  • Subaiguë: douleur qui persiste de 4 à 12 semaines
  • Douleur chronique : douleur dorsale sourde qui dure plus de 12 semaines avec des périodes non douloureuses.

Dans 95% des cas, ce sont des douleurs mécaniques de type : atteinte discale dégénérative, arthrose articulaire postérieure…

Dans seulement 5% des cas, la lombalgie peut être associée à :

  • des troubles neurologiques dans le cadre d’une hernie discale (sujet jeune)  ou dans le cadre d’une sténose spinale (sujet âgé)  
  • des causes générales comme une infection, une maladie rhumatismale, une fracture, un cancer

Des lombalgies différentes en fonction de l’âge du sujet :

  • Moins de 60 ans : discopathie le plus souvent
  • Plus de 60 ans : lié à l’arthrose le plus souvent

Quelles sont les principaux facteurs de risque ?

  • Age
  • Mauvaise posture
  • Stress
  • Ostéoporose
  • Obésité
  • Inactivité physique / surentrainement sportif
  • Grossesse
  • Dépression
  • Travail nécessitant de lever des poids, se pencher, se tordre ou des vibrations

Comment reconnaitre une lombalgie associée à des troubles neurologiques ?

Nerf sciatique :

  • Douleurs dans une jambe
  • Signes à l’examen rhumatologique
  • Perte des réflexes, troubles moteurs

Sténose du canal rachidien :

  • Troubles moteurs des deux jambes
  • Troubles sensitifs dans le bas du corps
  • Dysfonctionnement intestinal ou vésical

Comment reconnaitre une lombalgie associée à une maladie générale ?

La lombalgie peut être associée à une maladie générale comme :

Un cancer (1% des cas) :

  • Antécédents de cancer
  • Age
  • Perte de poids inexpliquée
  • Douleurs au repos/la nuit
  • Douleurs chroniques

Une ostéomyélite (0.01% des cas) :

  • Infection récente
  • Fièvre
  • Utilisation de drogues par voie intraveineuse

Une ostéoporose (4% des cas) :

  • Age
  • Femmes
  • Traumatisme
  • Cortisone par voie orale

Une spondylarthrite ankylosante  (0.3% des cas) :

  • Sujets jeunes
  • Raideurs le matin
  • Douleurs chroniques

Quels sont les points de vigilance ?

Une maladie lombaire peut-être associée à des troubles neurologiques ou à une maladie générale. Il est donc important d’être vigilant aux autres symptômes qui peuvent être associés à la lombalgie et qui sont des signes d’alerte tels que :

  • Chute sur le dos
  • Fièvre
  • Perte de poids inexpliquée
  • Faiblesse d’une jambe
  • Incontinence
  •  urinaire ou intestinale / Rétention urinaire
  • Douleurs après une prise prolongée de corticostéroïdes
  • Douleurs irradient dans une jambe ou dans les deux
  • Douleurs en position allongée

Quels sont les examens à réaliser devant une douleur lombaire ?

 

  • Evaluation de la douleur
  • Evaluation de la gêne fonctionnelle 
  • Evaluation des facteurs psycho sociaux qui  peuvent entrainer la chronicité des douleurs
  • Examen neurologique ++
  • Recherche de causes générales

Quels sont les examens complémentaires ?

L’examen radiologique n’est pas systématique, il est recommandé quand :

  • Signes neurologiques
  • Maladie générale
  • Chronicité du mal de dos
  • Avant la réalisation d’un traitement chirurgical

En France, les examens complémentaires les plus fréquents sont :

  • 85% : radiographie

C’est l’examen le plus courant car sa réalisation est aisée. Il est réalisé en position debout et permet de visualiser l’atteinte osseuse comme l’arthrose, les tumeurs, les fractures.

En revanche, cet examen ne permet pas une appréciation directe du disque ni de visualisation des racines nerveuses et ne permet pas toujours de bien explorer les lésions osseuses.

  • 11% : scanner 

Cet examen est moins fréquemment utilisé. Comme la radiographie, sa réalisation est aisée et permet une étude discale (hernie …) et osseuse (arthrose, tumeurs, fractures …) approfondie.

En revanche, sa réalisation se déroule en position allongée et permet une appréciation grossière du disque et une mauvaise visualisation des racines nerveuse. De plus cet examen engendre une irradiation.

  • 1% : IRM

Cet examen, rarement utilisé dans le cas d’une lombalgie  est le plus complet. En effet, il permet une exploration complète des vertèbres : disques, racine, moelle osseuse …

Comme le scanner, l’IRM se déroule en position allongée mais il dure plus longtemps avec une durée d’environ 15 minutes. 

Les inconvénients de cet examen peuvent être la claustrophobie, le bruit de l’appareil ou les contre-indications (pacemaker …).

D’autres examens complémentaires peuvent être réalisés :

  • Test sanguins
  • Examens complémentaires neurologiques
  • Scintigraphie osseuse
  • Petscan

Quels sont les avantages et les inconvénients des examens complémentaires ?


Quels sont les traitements de la lombalgie ?

Dans la majorité des cas, les douleurs disparaissent spontanément :

  • 50 à 75% dans les 4 semaines
  • 90% au bout de 6 semaines

En premier lieu :

  • Repos : quelques jours
  • Chaud/ froid en pack sur la région douloureuse
  • Traitement médicamenteux
  • Kinésithérapie
  • Ostéopathie

En quoi consiste le traitement médicamenteux ?

 

  • Anti-inflammatoires non stéroïdiens : naproxène sodique, ibuprofène
  • Relaxants musculaires
  • Corticothérapie : injection locale ou par voie générale

La kinésithérapie est-elle  adaptée ?

La rééducation est un traitement à part entière. Les exercices, adaptés en fonction de la douleur ressentie, qui seront réalisés sont les suivants :

  • Assouplissements : l’objectif premier est de garder de la mobilité 
  • Renforcement musculaire des abdominaux : le but est de créer un rempart sur lequel s’appuie le rachis lombaire
  • Renforcement musculaire du dos : l’objectif est de créer des haubans naturels qui préviendront la lombalgie
  • Etirements : ils permettent de lutter contre l’affaissement et de garder une élasticité musculaire. 

En quoi consiste l’ostéopathie ?

L’ostéopathie consiste à normaliser le mouvement des différents éléments anatomiques afin de rééquilibrer les fonctions. Pour cela, différentes approches existent :

  • Approche locale dite « structurelle » : vérification des différents étages de la colonne lombaire
  • Approche globale : vérification des articulations sus et sous jacentes (membres inférieurs, bassin, rachis dorsal)
  • Approche viscérale : prise en compte de l’influence des organes viscéraux sur la douleur lombaire par l’intermédiaire du système nerveux neurovégétatif

Le traitement chirurgical est-il adapté ?

La chirurgie n’est pas obligatoire même en cas de hernie discale. Elle est même très rarement utilisée et uniquement en derniers recours lorsque :

Signes neurologiques : 

  • Sciatique / Hernie discale: ablation du disque
  • Sténose du canal rachidien : laminectomie pour agrandir le canal

 

Persistance des douleurs sans signes neurologiques

Quel est le traitement en cas de douleurs chroniques ?

 

  • Anti-inflammatoires non stéroïdiens
  • Antidépresseurs 
  • Rééducation 
  • Yoga
  • Acupuncture
  • Traitement des facteurs psycho-sociaux

 

Les facteurs psycho-sociaux jouent-il un rôle dans la survenue des lombalgies ?

Les facteurs psycho-sociaux peuvent en effet avoir un impact sur la survenue des lombalgies notamment en cas de :

  • Dépression
  • Stress
  • Chômage
  • Non satisfaction au travail

 

Ces facteurs ne doivent pas être négligés et peuvent nécessiter un traitement spécifique.

Comment prévenir le mal de dos ?

L’exercice physique est primordial pour prévenir les lombalgies mais pour cela, certaines règles doivent être respectées :

  • Un exercice ne doit jamais faire mal
  • La respiration doit être adaptée
  • Respecter un programme adapté par un kinésithérapeute

 

Vous pouvez agir afin de limiter les risques de survenues d’une lombalgie comme par exemple :

  • Assouplissements des lombes
  • Etirements
  • Tonification
  • Renforcement des muscles du dos et des abdominaux
  • Maigrir en cas d’obésité/ de surpoids
  • Rester actif au maximum

 

Comment adopter une bonne posture ?

Lorsque vous travailler devant un écran, veillez à : 

  • Etre assis au fond du siège avec un appui dorsolombaire
  • Avoir les hanches et les genoux à 90°
  • Avoir les avant‐bras reposant sur le plan de travail
  • Conserver un regard horizontal

Soulever une charge

  • Toujours plier les jambes
  • Ramener la charge contre soi
  • Se relever à la force des membres inférieurs en restant le plus droit possible.

Pour porter des charges

  • Essayer de répartir de chaque côté  ou utiliser un sac à dos

Pour l’aspirateur ou le balai

  • Utiliser la position de fente avec le genou légèrement fléchi.

Pour ramasser au sol des petits objets

  • Plier les genoux ou pivoter l’ensemble du corps autour d’une hanche, le membre inférieur opposé servant de  balancier.

 

 


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